Et il y a Beyrouth

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Il y a l’odeur du jasmin qui vous surprend au détour d’une ruelle obscure.

Il y a le bruit, le chaos, la pollution et la vie qui bouillonne.

Il y a la fraîcheur inattendue d’une terrasse qui embaume le café et l’été.

Il y a l’explosion de couleurs des bougainvilliers qui parvient à peine à masquer la laideur du béton.

Il y a la pauvreté et la misère, les inégalités criantes et l’incivilité crasse.

Il y a la chaleur étouffante, la moiteur qui vous colle à la peau, comme une étreinte subie et que l’on n’a pas recherchée.

Il y a les sourires et les mots des habitants du quartier assis au seuil de leur immeuble.

Il y a le parfum des manakiches, la douceur des tomates, l’onctuosité de la mhallabieh et l’âpre saveur du sumac.

Il y a les volutes de fumée des narguileh qui s’évapore dans le ciel indigo du crépuscule.

Il y les fleurs de frangipanier, les roulements de tambour des batailles qui se rapprochent, les étreintes volées des amoureux en bord de mer, les plongeons insensés des aventuriers de la Grotte aux Pigeons, les niches religieuses où Mar Charbel et la Vierge veillent, la corruption des politiques et la colère sourde des habitants.

Il y a Beyrouth.

La Rebelle.

Qui vit.

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